Accueil »  Les Entretiens »  Vingt-troisièmes Entretiens Jacques Cartier - 2010

Les Pandémies virales sont désormais eradicables. Le voulons-nous ?

Responsables scientifiques :

 Christian BRÉCHOT, Vice-président, Affaires médicales, Mérieux Alliance, Lyon
 Alain J. COZZONE, Professeur, Institut de biologie et chimie des protéines, Université Claude Bernard Lyon 1, Responsable scientifique du Cluster régional « Infectiologie »
 Yves LAURENT, Directeur Général, pôle mondial de compétitivité Lyonbiopôle
 Christian TREPO, Professeur, Hépato-gastroentérologie, Faculté de Médecine Lyon-Est, Université Claude Bernard Lyon 1,
 Michel BERGERON, Professeur, Directeur du Centre de recherche en Infectiologie, Université Laval, Québec
 Mark WAINBERG, Professeur à la Faculté de Médecine et au Département de Biologie/Virologie moléculaire de l’Université McGill, Directeur du Centre sur le SIDA, Montréal

Dates : Lundi 22 et Mardi 23 novembre 2010

Lieu : Grand Amphithéâtre de l’Université Claude Bernard Lyon 1 (site de Gerland) 50 avenue Tony Garnier 69007 LYON

THÈME

Nous venons de vivre une menace pandémique virale qui a suscité une polémique, et qui illustre les ambiguïtés sociétales et politiques et le rôle des médias face à un tel problème. En contrepoint de la stratégie à adopter dans le cas d’une maladie aiguë très contagieuse vis-à-vis de laquelle nous disposons de vaccins efficaces, il existe d’autres grandes pandémies associées à des infections transmissibles virales chroniques, silencieuses mais mortelles, concernant des millions de personnes dans le monde : le VIH/SIDA, les hépatites B et C, le papilloma virus. L’objectif du Colloque est d’aborder la problématique d’un dépistage étendu, préalable à une stratégie de traitement supprimant la réplication des virus et réduisant quasi totalement les risques de leur transmission.

Dans le cas du VIH, on dispose désormais de traitements antiviraux efficaces qui permettent de bloquer la réplication du virus et d’arrêter la progression de la maladie, à condition de prendre un traitement quotidien à vie. Qui plus est, celui-ci permet de supprimer la virémie et de bloquer la transmission sexuelle. Il est donc possible, via une politique de dépistage élargi, d’enrayer l’épidémie. Une telle stratégie, médicalement et socialement gagnante, est économiquement bénéfique. Mais, elle exige une volonté affirmée et une information bien conduite, et relève d’un engagement politique affirmé.

Ce même scénario se décline pour l’hépatite B où, via un traitement antiviral efficace et bien toléré, mais indéfini, on supprime désormais maladie et risques de transmission. En ce qui concerne l’hépatite C, l’enjeu est encore plus important, puisque l’on peut éradiquer le virus et non seulement guérir la maladie mais faire régresser les lésions déjà constituées. Là encore, la stratégie sous-entend une intensification du dépistage et une planification thérapeutique adaptée.

Pour sa part, le papilloma virus, responsable du cancer du col utérin et du canal anal, représente un nouveau volet de cette stratégie, puisque l’on dispose de vaccins efficaces. Dans toutes ces pathologies, la médecine moderne offre désormais des solutions efficaces, impliquant notamment des tests génétiques prédictifs.

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